PREAMBULE
Le présent règlement a été proposé par la Commission Technique de la section Motonautisme puis validé lors des assemblées générales annuelles de la Fédération de France de Modélisme Naval.

Tout nouvel amendement peut être proposé lors de la réunion annuelle de la Commission Technique de la section Motonautisme et doit être validé lors de l’assemblée générale de la Fédération de France de Modélisme Naval suivante. Des amendements provisoires peuvent néanmoins être proposés lors de la réunion de la Commission Technique de la section Motonautisme qui se tient lors du championnat de France et seront testés en deuxième partie de saison. Ces amendements provisoires seront à valider lors de l’assemblée générale suivante.

Le présent règlement est applicable dans le cadre des compétitions locales et nationales organisées par la Fédération de France de Modélisme Naval pour la catégorie FSR-O.

Il reprend, dans ses grandes lignes, le règlement FSR-O de l'Organisation Mondiale de Modélisme Naval et de Modélisme Sportif (NAVIGA), auquel sont soumises les compétitions internationales.

Par l'apposition de sa signature sur le formulaire d'inscription à toute compétition locale ou nationale organisée par la Fédération de France de Modélisme Naval pour la catégorie FSR-O, le concurrent atteste avoir pris connaissance du présent règlement et en accepter ses termes.

1 CAHIER DES CHARGES D'UNE COMPETITION OFFICIELLE FSR-O
Le club organisateur doit garantir, aux concurrents et aux juges, les moyens techniques et les conditions d’organisation et de sécurité nécessaires à la compétition.

En cas de non-retour et/ou de non-observation du présent cahier des charges, la Fédération de France de Modélisme Naval ne prend pas en compte la compétition et se dégage de toute responsabilité en cas d’éventuel accident ou de poursuite due à la non-observation de ses statuts et règlements.

En cas de force majeure, le club organisateur qui se voit obligé de déplacer la date de la compétition doit en aviser le Directeur Sportif de la section Motonautisme de la Fédération de France de Modélisme Naval dans les plus brefs délais. Le club organisateur doit alors proposer une nouvelle date tenant compte des disponibilités et des impératifs du calendrier fédéral, dans un délai minimal de deux semaines avant la date initialement prévue. Le club organisateur a l’obligation de prévenir de ce changement de date, au minimum une semaine avant la date initialement prévue, l’ensemble des clubs pratiquants. La Fédération de France de Modélisme Naval doit s’assurer auprès des clubs qu’ils ont bien été informés.

1-1 Plan d’eau
Le club organisateur est responsable du choix du plan d’eau et de l’équipement sur le lieu de la compétition, y compris le(s) éventuel(s) ponton(s) de départ (Voir § 3). Ce choix doit être établi afin que, tout en tenant compte des contraintes locales, les conditions les plus favorables à l’obtention des performances les plus élevées soient garanties.
Il est recommandé que le plan d'eau soit à l'abri du vent et propre. Il doit être suffisamment étendu afin de permettre un bon dégagement à l'extérieur du circuit FSR-O (Voir § 3-1). En ce sens, les dimensions minimales recommandées du plan d’eau sont de 100 mètres de haut par 200 mètres de large.
Avant toute compétition locale ou nationale (championnat et coupe de France), le plan d’eau et ses installations sont homologués par le Jury (Voir § 2).

1-2 Pièces à réunir par le club organisateur du championnat de France et de la coupe de France
Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), le club organisateur doit réunir:
- Le double de l'autorisation émise par l’organisme gérant le bassin.
- Le double de la déclaration d’organisation de la manifestation à la Préfecture ou à la Gendarmerie.

1-3 Mesures de sécurité lors des compétitions
Le club organisateur doit s'assurer que les installations garantissent la sécurité des concurrents, des juges, des personnes affectées au comptage et au secrétariat, et des spectateurs. En cas de grave manquement aux règles de sécurité suivantes, la responsabilité civile et pénale du club organisateur est engagée, n’étant alors pas couvert par l’assurance fédérale.
Le club organisateur doit donc prendre les mesures de sécurité suivantes :
- Notifier et faire respecter les interdictions de navigation (voiliers, planches à voiles…) et de baignade à moins de 300 mètres de la zone d'évolution des modèles.


- Délimiter l’aire des concurrents par des barrières ou des cordages. La délimitation doit être effective sur 50 mètres de chaque côté du ponton des concurrents, avec un retrait de 3 mètres par rapport aux berges. Un affichage notifiant l'interdiction d'accès des spectateurs aux berges est recommandé, notamment en cas de berges en pente douce.
- Protéger les zones allouées aux juges, aux préposés au comptage des tours et au chronométrage, et au secrétariat par des barrières ou tout autre dispositif (Voir § 3-8).
- Matérialiser par deux panneaux l’interdiction aux non-licenciés à la Fédération de France de Modélisme Naval de pénétrer l'aire des concurrents.
- Limiter l'accès au ponton de pilotage aux seuls licenciés à la Fédération de France de Modélisme Naval.
- Notifier et faire respecter l’interdiction d’utiliser tout appareil émettant ou susceptible d'émettre des radiofréquences dans la bande des 2,4 GHz (exceptés les postes de radiocommande des modèles), tels que les téléphones portables, transmissions sans fil type Wifi ou Bluetooth et fours à micro-onde, dans et à proximité de la zone de pilotage.

2 DIRECTION DE LA COMPÉTITION (OU JURY)

2-1 Rôles du Jury
- Le Jury a le droit d'annuler une course si les conditions météorologiques ou toute autre raison majeure rendent cette mesure opportune.
- Le Jury est seul habilité à prendre en compte et traiter les réclamations déposées par les concurrents (Voir § 5-6). Les décisions du jury sont prises à la majorité simple des voix (i.e. la majorité des membres ayant voté). Lorsqu'il y a égalité de nombre de voix, celle du Juge Arbitre Principal est décisive. Les décisions du Jury sont définitives et sans appel.
- Avant toute compétition locale ou nationale, le Jury homologue le plan d’eau et ses installations (Voir § 1 et 3).

2-2 Composition du Jury lors de compétitions locales
Lors de compétitions locales, le Jury est composé:
- Du Juge Arbitre Principal.
- Du représentant du club organisateur.
- Du responsable du comptage des tours et du chronométrage.
- Du responsable du secrétariat et de l’affichage des résultats.
- Du représentant des concurrents.
La présence d’un juge fédéral, concurrent ou non, est obligatoire.

2-3 Composition du Jury lors de compétitions nationales
Lors de compétitions nationales (championnat et coupe de France), le Jury compte 4 juges officiels de la Fédération de France de Modélisme Naval et est composé:
- Du Juge Arbitre Principal.
- Du représentant du club organisateur.
- Du Juge responsable du comptage des tours et du chronométrage.
- Du Juge chef de ponton.
- Du Juge responsable des mesures des niveaux sonores des modèles.
- Du responsable du secrétariat et de l’affichage des résultats.
- Du représentant des concurrents.


2-4 Dictionnaire des statuts et fonctions des membres du Jury


2-4.1 Le Juge Arbitre Principal
Le Juge Arbitre Principal doit être nommé par la Fédération de France de Modélisme Naval ou par la Commission des Juges. Il a:
- La direction suprême de la compétition.
- Le droit de prendre toute mesure, urgente ou non, nécessaire au bon déroulement de la compétition.
- Le droit d’interrompre temporairement la compétition.
- Le droit de donner des avertissements, des pénalités ou de disqualifier tout concurrent qui ne respecte pas les règles sportives et/ou de sécurité décrites dans le présent règlement (Voir § 7, 8 et 9).
- La charge d'homologuer le circuit (Voir § 3) avant le début des épreuves lors du championnat de France et de la coupe de France, accompagné du représentant des concurrents.
- La responsabilité de l’envoi des résultats définitifs (Voir § 5-7) de la compétition au Directeur Sportif de la Commission Technique de la section Motonautisme (ou à toute personne en charge au sein de la Commission) de la Fédération de France de Modélisme Naval, sur les imprimés spéciaux signés par lui-même et par le représentant du club organisateur (Voir § 2-4.2). Ces imprimés spéciaux sont téléchargeables à partir du site de la Fédération. Seuls les résultats officiels, cosignées par le Juge Arbitre Principal et le représentant du club organisateur, sont pris en compte.
- Les attributions particulières suivantes:
- Lors des compétitions locales, il fait fonction de chef de ponton et/ou de responsable des mesures des niveaux sonores des modèles (Voir § 2-4.4 et § 2-4.7) si le club organisateur n'est pas en mesure d'affecter à ces postes des personnes compétentes supervisées par le Juge Arbitre Principal.
- Lors des compétitions locales, il nomme deux adjoints choisis parmi les concurrents qui ne participent pas à la manche à venir. Ils auront la charge de vérifier les passages aux bouées des modèles, l’un s’occupant de la partie gauche du circuit, l’autre de la partie droite.

2-4.2 Le club organisateur et son représentant
Le club organisateur est représenté au sein du Jury par son Président ou son Secrétaire. Il est responsable :
- Du choix du plan d’eau (Voir § 1-1) et de l’équipement sur le lieu de la compétition, y compris le(s) éventuel(s) ponton(s) de départ (Voir § 3).
- De la fourniture des moyens techniques et des conditions d’organisation et de sécurité nécessaires à la compétition (Voir § 1 et § 3).
- De la mise à disposition d’un nombre suffisant de collaborateurs pour la gestion du matériel, de la sonorisation, du comptage des tours et du chronométrage, du secrétariat et de la récupération (Voir § 3).
- Du respect des mesures de sécurité concernant les personnes en charge de la barque de récupération (Voir § 3-6). En particulier il veillera à ce que les préposés soient nageurs et licenciés à Fédération de France de Modélisme Naval.
- De la mise à la disposition des concurrents des formulaires d'inscription (Voir § 4-5).
- De l’enregistrement des concurrents sur la base de leur numéro de licence à la Fédération de France de Modélisme Naval (Voir § 4-1) et de leur numéro d’immatriculation MRC (Voir § 4-2).

- De l'établissement de la composition des manches et des séries de chaque classe (Voir § 5-2.1) et de son affichage avant le début des épreuves.
- Dans le cas où une finale “toutes catégories” serait prévue par lui, de déterminer et d’indiquer avant la course son mode de classement et les récompenses associées.
- De l'affichage, dès le début des épreuves, de la liste des prix, coupes ou récompenses.
- De la remise des prix et des récompenses.
- De la mise à disposition d'une copie à jour du présent règlement.
- De la mise à disposition de chiffres autocollants réglementaires supérieurs à 10 (Voir § 4-3.4) s’il y a plus de 10 inscrits dans une classe.
- De la fourniture de la bande sonore de procédure de départ homologuée et de sa diffusion (Voir § 3-9). La procédure de départ par horloge NAVIGA est rappelée en Annexe 2.
- De la signature des résultats définitifs de la compétition.

2-4.3 Le responsable du comptage des tours et du chronométrage
- Lors des compétitions locales, il est souhaitable que le responsable du comptage des tours et du chronométrage soit un juge officiel, le Juge Principal pouvant remplir cette fonction. Dans le cas contraire, la personne fournie par le club organisateur doit obligatoirement être licenciée à la Fédération de France de Modélisme Naval.
- Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), le responsable du comptage des tours et du chronométrage doit obligatoirement être un juge officiel à la Fédération de France de Modélisme Naval. La personne gérant le système de gestion électronique est alors sous sa responsabilité directe.
- Le remplacement du responsable du comptage des tours et du chronométrage durant une manche est interdit. La personne en charge ne peut, en aucun cas, abandonner son poste durant une manche.

2-4.4 Le chef de ponton
- Lors des compétitions locales, le Juge Arbitre Principal fait fonction de chef de ponton si l’organisateur n'affecte pas à ce poste une personne compétente et supervisée par le Juge Arbitre Principal.
- Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), le chef de ponton doit obligatoirement être un juge officiel à la Fédération de France de Modélisme Naval.
- Le chef de ponton autorise la mise à l'eau des modèles au départ des manches qualificatives et des finales (Voir § 6-4).
- Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), le juge de ponton surveille les passages des modèles aux bouées.

2-4.5 Le responsable du secrétariat
Le responsable du secrétariat est fourni par le club organisateur.
- Après chaque manche qualificative, il établit les feuilles de résultats et les affiche le plus rapidement possible sur le site de la compétition. Doivent y figurer le nombre de tours effectués par chaque concurrent (après déduction des pénalités éventuelles) et le temps additionnel (Voir § 5-2.2), en suivant l'ordre des numéros des modèles.
- Lorsque les concurrents d’une même classe ont effectué leurs quatre manches qualificatives, il affiche les résultats sous forme de classement (Voir § 5-2.3), indépendamment des numéros des modèles.
- A l'issue d'une finale, il affiche les résultats des concurrents selon leur classement (Voir § 5-3.3), indépendamment des numéros des modèles.

2-4.6 Le représentant des concurrents

Avant toute compétition, un représentant des concurrents est désigné par les concurrents eux-mêmes, sous la forme qui leur convient.
Le représentant des concurrents sert d'intermédiaire entre les concurrents et le Jury en cas de suggestion ou de réclamation (Voir § 5-6).
Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), le représentant des concurrents et le Juge Arbitre Principal homologuent le circuit avant le début des épreuves (Voir § 3).
2-4.7 Le responsable des mesures des niveaux sonores des modèles
Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), l'officiel assigné à cette responsabilité effectue des relevés des niveaux sonores émis par les modèles en course, à l'aide du dispositif décrit au § 3-7 et selon les prescriptions décrites au § 5.5.

3 AMENAGEMENT DE LA ZONE DE COMPETITION


3-1 Format du circuit
Le circuit FSR-O est un ovale défini par deux lignes droites de 100 mètres et deux virages de 10 mètres de rayon et aménagé selon le schéma 1 (page 10). Le circuit est délimité par 6 bouées.


Schéma 1 : circuit FSR-O

En fonction de la configuration du plan d'eau, de légères variations des dimensions du circuit sont acceptées.
Avant le début des compétitions nationales (championnat et coupe de France), le circuit aura été homologué par le Juge Arbitre Principal (Voir § 2-4.1) et le représentant des concurrents (Voir § 2-4.6).
3-2 Ligne de départ et d'arrivée
Dans le cas d’un comptage manuel des tours, la position de la ligne de départ et d’arrivée est à définir par l’organisateur en début de compétition.

Dans le cas de l’utilisation du système de comptage électronique des tours, la ligne de départ et d’arrivée est matérialisée par la boucle de détection des signaux, dont la position est à définir par l’organisateur en début de compétition.

3-3 Aménagement des bouées
Les six bouées délimitant le circuit doivent avoir une forme cylindrique ou conique avec leur axe placé verticalement, et les dimensions suivantes:
- Diamètre de 40 centimètres minimum à 50 centimètres maximum
- Hauteur de 30 centimètres minimum au-dessus de l’eau.
Les bouées doivent être monobloc (le type multi-bâtons est interdit) et réalisées dans un matériau ne risquant pas de causer de dommage aux modèles en cas de collision (par exemple en polystyrène expansé).
Les bouées doivent être bien visibles par les concurrents, les juges et les préposés au comptage des tours et, si possible à bandes verticales peintes de couleurs voyantes et contrastées.
Les bouées doivent être solidement fixées au fond du plan d'eau afin d’éviter tout déplacement accidentel.
L’échange de bouées doit pouvoir se faire facilement et rapidement.
Il est souhaitable que l'organisateur prévoie des bouées de rechange.

3-4 Aménagements de l'aire de départ, du ponton et de la zone de pilotage
Chaque concurrent au départ d'une manche qualificative ou d'une finale dispose d’une aire de départ de 1,5 mètre à 2 mètres de largeur et de profondeur.
Chaque aire de départ est numérotée de 1 à 10. L'aire de départ N°1 doit être la plus proche de la bouée N°1 (Voir schéma 1, page 10).
L'aire de départ doit permettre la mise à l’eau des modèles, de manière aisée et sans danger.
Si l'aire de départ est constituée d'un ponton, ce dernier ne doit pas être trop haut pour ne pas gêner la mise à l’eau. Un ponton trop bas doit être sécurisé par un dispositif adapté protégeant au mieux les pilotes et les mécaniciens.
Durant une manche qualificative ou une finale, l’accès au ponton n’est autorisé qu’aux pilotes et à leurs mécaniciens, tous obligatoirement licenciés à la Fédération de France de Modélisme Naval.
Le pilotage surélevé est autorisé :
- A partir d'une rehausse naturelle, à condition que tous les concurrents puissent également en profiter. Ce promontoire naturel ne peut être utilisé par les concurrents que si son accès est interdit au public par des barrières.
- A partir d'une rehausse artificielle, fournie par le club organisateur. Cette rehausse doit être pourvue des mesures de sécurité réglementaires et aussi à même de supporter le poids de 20 personnes.
- Que la rehausse soit naturelle ou artificielle, les concurrents ont le libre choix entre piloter du ponton et piloter à partir de la rehausse.

3-5 Aménagement des stands des concurrents
Les stands des concurrents doivent être en retrait de la zone de pilotage.
Des barnums et des tables sont indispensables lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France).
Les stands doivent être protégés de l’accès aux spectateurs par la délimitation d’une zone de compétition réservée aux licenciés de la Fédération de France de Modélisme Naval.
L'allumage des radiocommandes, la mise en route des moteurs, la purge et la ventilation des moteurs noyés sont rigoureusement interdits dans les stands.

3-6 Aménagement de la récupération
Le club organisateur doit fournir une barque de récupération stable équipée d'un moteur fiable, d'un bout d'amarrage. Des rames doivent être prévues et embarquées.
Lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France), un moteur de rechange est recommandé.
Les personnes à bord de la barque de récupération doivent obligatoirement porter des gilets de sauvetage et si possible des gants. Elles doivent être choisies selon les critères énumérés au § 2-4.2.
La charge embarquée admissible de la barque doit être respectée et son usage ne doit pas être détourné à des fins autres que sa destination première.
La barque de récupération ne doit pas évoluer sur le plan d’eau alors que des modèles sont encore en navigation, hors circonstance exceptionnelle décrétée par le Juge Arbitre.
La zone d'attente de la barque et celle où sont ramenés les modèles récupérés sont définies avant le début de la compétition, après concertation entre le Juge Arbitre Principal, le représentant des concurrents (ou les concurrents) et éventuellement les récupérateurs.
Il est recommandé aux organisateurs de disposer des coussins de mousse dans la barque de récupération afin d'y déposer les modèles récupérés.

3-7 Aménagement du dispositif de mesure du niveau sonore des modèles
Le sonomètre doit être positionné comme indiqué sur le schéma 1 (Page 10):
- Hauteur : de 0,80 mètre à 1,20 mètre au-dessus du niveau de l’eau.
- A 25 mètres à gauche de la ligne centrale virtuelle du circuit.
- A 22 mètres d’une ligne droite virtuelle reliant les bouées N° 1 et 6.
- Le sonomètre doit être orienté horizontalement et perpendiculairement à une ligne droite virtuelle reliant les bouées N° 1 et 6.

3-8 Aménagement du poste des juges, du secrétariat et du dispositif de comptage des tours et de chronométrage
Les juges et les préposés au secrétariat et au comptage des tours, ainsi que leur matériel, doivent être installés à l’abri de la pluie et du soleil.
Les juges doivent disposer d’une table et être isolés des stands.
Le secrétariat doit disposer d'un tableau afin d’y afficher les résultats.
Des barrières doivent aussi être installées pour isoler ces officiels des concurrents et des spectateurs.
Lors des compétitions locales, le comptage des tours et le chronométrage peuvent se faire manuellement ou informatiquement. Dans le cas du comptage manuel, le responsable peut se faire aider par une autre personne. Les nombres de compteurs manuels et de chronomètres devant être prévus en fonction du nombre d’inscrits.
Le comptage informatique des tours et le chronométrage à l'aide de transpondeurs embarqués sont obligatoires lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France). Le système AMB est homologué pour toutes les compétitions et son utilisation nécessite une alimentation électrique (220 Volts).
La position de la boucle de détection des signaux des transpondeurs doit être définie par l’organisateur au début de la compétition (Voir § 3-2). La boucle de comptage fournie par la fédération doit être installée conformément aux données techniques spécifiques.

3-9 Sonorisation et gestion des manches qualificatives et finales par bande sonore

La procédure de gestion de course par bande sonore (Voir § 6-3) doit être diffusée sur tout support adapté (CD ou fichier informatique). Une copie de cette procédure peut être obtenue auprès de la Fédération de France de Modélisme Naval.
Les organisateurs doivent fournir une sonorisation fiable et efficace afin que les ordres des juges et la bande sonore de procédure de départ soient parfaitement audibles par les concurrents sur le ponton et par les préposés au comptage des tours et au chronométrage, et ce malgré le bruit de fonctionnement des moteurs.
La procédure de départ par horloge NAVIGA est rappelée en Annexe 2

3-10 Aménagement de la zone de purge
L'aire de compétition ainsi que les eaux du bassin ne doivent pas être polluées par des pertes d’huile (de quelque origine qu’elles soient), sous peine de disqualification du concurrent fautif.
Une zone de purge et de ventilation des moteurs noyés doit donc être installée dans un emplacement délimité et protégé des concurrents et du public. Elle doit être suffisamment éloignée du ponton et des stands pour ne pas gêner les concurrents et les juges. Un récipient pour recueillir les eaux souillées et le carburant sera, si possible, mis à la disposition des concurrents.
La purge et la ventilation des moteurs noyés sont rigoureusement interdites hors de cette zone. La mise en route des moteurs et l'allumage des radiocommandes y sont aussi strictement interdits.

4 CONDITIONS POUR PARTICIPER A UNE COMPÉTITION OFFICIELLE FSR-O

Pour participer à une compétition officielle FSR-O de la Fédération de France de Modélisme Naval, chaque concurrent doit:
- Posséder une licence à la Fédération de France de Modélisme Naval pour l’année en cours, autorisant la participation aux compétitions locales et nationales.
- Posséder un numéro d’immatriculation MRC.
- Posséder un modèle conforme au présent règlement.
- Posséder une radiocommande conforme au présent règlement.
- Avoir rempli un formulaire d'inscription à la compétition.

4-1 Licence à la Fédération de France de Modélisme Naval
- Le concurrent doit posséder une licence Compétition, Dirigeant ou Junior à la Fédération de France de Modélisme Naval pour l’année en cours. Ces licences sont les seules licences admises lors des participations aux compétitions locales et nationales (championnat et coupe de France). La possession de la licence atteste du paiement de la cotisation à la Fédération de France de Modélisme Naval et donc de l'assurance.
- Le mécanicien du concurrent doit également posséder une licence Compétition, Dirigeant ou Junior à la Fédération de France de Modélisme Naval pour l’année en cours.
- Les concurrents détenteurs d'une licence Junior ne sont pas autorisés à concourir dans les classes FSR-O 27 et FSR-O 35 (Voir § 4-3.1).
- Les concurrents détenteurs d'une licence Junior concourent avec les autres licenciés dans toutes les compétitions locales et nationales (championnat et coupe de France), dans la limite des classes qui leur sont autorisées.

Schéma 2 : numéro d'immatriculation MRC

Un nouveau numéro d’immatriculation MRC est attribué à un concurrent qui n’a pas participé à une compétition officielle de la Fédération de France de Modélisme Naval durant trois années consécutives.

4-3 Caractéristiques des modèles
Les modèles de la catégorie FSR-O sont de construction libre mais doivent répondre aux règles énumérées ci-dessous. Les modèles non conformes ne sont pas autorisés à prendre le départ.

4-3.1 Définition des classes
La catégorie FSR-O est subdivisée en classes définies par les caractéristiques techniques des moteurs.
Classe FSR-O 3,5 : modèles propulsés par un moteur à combustion interne d’une cylindrée maximale de 3,5 centimètres cubes.
Classe FSR-O 7,5 : modèles propulsés par un moteur à combustion interne d’une cylindrée supérieure à 3,5 centimètres cubes et maximale de 7,5 centimètres cubes.
Classe FSR-O 15 : modèles propulsés par un moteur à combustion interne d’une cylindrée supérieure à 7,5 centimètres cubes et maximale de 15 centimètres cubes.
Classe FSR-O 27* : modèles propulsés par un moteur à combustion interne (moteur à essence avec allumage à étincelle commandée) d’une cylindrée supérieure à 15 centimètres cubes et maximale de 27 centimètres cubes.
Classe FSR-O 35* : modèles propulsés par un moteur à combustion interne (moteur à essence avec allumage à étincelle commandée) de cylindrée supérieure à 27 centimètres cubes et maximale de 35 centimètres cubes.
*Classes dont la pratique est interdite aux concurrents détenteurs d'une licence Junior.

4-3.2 Caractéristiques techniques des modèles
- Chaque concurrent ne peut inscrire qu’un modèle par classe. Un modèle de remplacement est néanmoins autorisé, à condition d’être enregistré comme tel et de se
conformer aux règles de la classe considérée. Ce modèle de remplacement peut être utilisé au gré du concurrent mais seulement pour une (ou plusieurs) manche(s) complète(s). L'utilisation du modèle de remplacement en cours de manche est donc interdite.
- Les modèles sont soit des monocoques à V profond, soit des carènes à tunnel (catamarans). Les hydroplanes et les carènes comportant trois surfaces planantes ou plus ne sont pas admis dans cette catégorie.
- La propulsion doit être assurée par une ou plusieurs hélice(s) de surface (semi-immergée).
- Le volume du (ou des) réservoir(s) n’est pas limité. Le carburant n’est pas fourni par l’organisateur. Le type de carburant est laissé au libre choix des concurrents mais doit se conformer aux définitions des classes précitées.
- Le volume sonore maximum émis par le modèle en course est limité à 80 décibels audibles (dBA), mesuré dans les conditions décrites au § 5-5.
- La présence d’un capot n'est pas obligatoire. Pour chaque classe, la décoration d’un bateau en « bleu blanc rouge » est réservée au Champion de France en titre (Voir § 10).

4-3.3 Implantation du transpondeur
- L'utilisation de transpondeurs embarqués est obligatoire lors des compétitions nationales FSR-O (championnat et coupe de France).
- L’implantation du transpondeur sur le modèle doit se faire à moins de 25 centimètres du tableau arrière du modèle. Il peut être implanté dans une empreinte sur le pont.
- Le concurrent est responsable du bon fonctionnement du transpondeur, celui-ci ayant été testé avant la première course de la compétition.

4-3.4 Plaques de numéro de course
- Chaque modèle doit être équipé d'une plaque blanche sur laquelle figure le numéro de course en noir, selon les dimensions indiquées sur le schéma 3 (Page 15).

Schéma 3 : plaque de numéro de course
- Chaque concurrent doit posséder un jeu de plaques numérotées de 1 à 10, plus une plaque vierge qui sera utilisée s'il y a plus de 10 inscrits dans la classe.
- Le concurrent doit prévoir, sur le pont de son modèle, une fixation pouvant recevoir la plaque de numéro. Le positionnement de la fixation sur le capot est interdit.
- Le concurrent dont le modèle a perdu sa plaque à numéro durant la course est autorisé à terminer le tour commencé. Les tours suivants effectués sans la plaque à numéro n'étant pas validés, le concurrent devra aussitôt effectuer un retour au ponton pour procéder à la mise en place d'une nouvelle plaque.

4-4 Radiocommande
- Les modèles doivent être commandés à distance par le pilote à l’aide d’une radiocommande. A tout moment, la vitesse des modèles doit être contrôlable.
- Chaque concurrent doit piloter lui-même son modèle pendant toute la compétition. L'utilisation du poste de radiocommande par le mécanicien est tolérée seulement au moment du départ.
- Dans le cas de l'utilisation de dispositifs de radiocommande à sélection de fréquence par quartz, la largeur de bande de transmission du signal doit permettre l'évolution simultanée d'au moins 10 modèles.
- Dans le cas de l'utilisation de dispositifs de radiocommande à sélection de fréquence par quartz, chaque concurrent doit, lors de son inscription (Voir § 4-5), proposer un minimum de deux fréquences différentes pour chaque modèle engagé.
- Les fréquences autorisées lors de compétitions officielles FSR-O sont disponibles sur le site Internet de la Fédération de France de Modélisme Naval et sont rappelées en Annexe 1, page 29.
- Les fréquences utilisées lors des manches qualificatives et de la finale sont attribuées lors de la constitution des manches qualificatives et de la finale. Elles doivent être scrupuleusement respectées sous peine d’exclusion de la compétition.

4-5 Inscription
La participation à une compétition FSR-O est soumise à inscription préalable.
Les formulaires d'inscription sont fournis et diffusés par le club organisateur de la compétition. Ils doivent comporter les informations permettant au concurrent d’indiquer :
- Le lieu et la date de la compétition.
- Son numéro de licence à la Fédération de France de Modélisme Naval (Voir § 4-1).
- Son numéro d’immatriculation MRC (Voir § 4-2).
- De la demande de la bande de fréquence de radiocommandes proposée. Dans le cas de l'utilisation de dispositifs de radiocommande à sélection de fréquence par quartz, le concurrent doit proposer un minimum de deux fréquences différentes pour chaque modèle engagé.
- La mention « Je certifie connaître le règlement en vigueur » à signer par le concurrent, qui atteste ainsi avoir pris connaissance du présent règlement et en accepter ses termes.

5 SPÉCIFICATIONS ET PRESCRIPTIONS D’UNE COMPETITION OFFICIELLE FSR-O

Une compétition FSR-O se déroule quelles que soient les conditions atmosphériques, hors décision contraire du Jury (Voir § 2-1). Une manche qualificative ou une finale démarrée ne peut être arrêtée en raison de changement de ces conditions.

5-1 Déroulement des compétitions
Le résultat d'une course FSR-O est fixé par le nombre de tours validés par les Juges, après déduction des pénalités, et le temps pour finir le dernier tour.

- Pour chaque classe, chaque concurrent doit effectuer quatre manches qualificatives, durant lesquelles il doit parcourir le maximum de tours de circuit en un temps imparti.
- Un premier classement est effectué, par la somme des tours parcourus lors des trois meilleures des quatre manches qualificatives.
- S’il y a 10 concurrents inscrits ou moins dans une classe, seules les manches qualificatives sont courues et le classement à l’issue des manches qualificatives (Voir § 5-2.3) est le classement final de la compétition.
- S’il y a plus de 10 concurrents dans une classe, une finale réunissant les 10 meilleurs concurrents à l'issue des manches qualificatives est courue. Le classement à l’issue de la finale (Voir § 5-3.3) est le classement final.
- Si le nombre de concurrents inscrits dans une classe est supérieur à 10 mais la finale n'a pu être courue, le classement à l'issue des manches qualificatives est alors le classement final.
- Quel que soit le nombre de concurrents inscrits dans une classe, un premier classement final comprenant la totalité des concurrents est établi. Un second classement final ne retenant que les Juniors dans les classes FSR-O 3.5, FSR-O 7.5 ou FSR-O 15 est établi.

5-2 Manches qualificatives

5-2.1 Constitution des manches qualificatives
- Les manches qualificatives sont constituées sur inscription préalable des concurrents.
- Les manches qualificatives sont constituées en tenant compte uniquement :
- Des fréquences des radiocommandes données par les concurrents lors de compétitions locales.
- Des résultats des concurrents au Trophée de France de l’année précédente lors des compétitions nationales (championnat et coupe de France).
- La composition des manches qualificatives doit se faire de façon à ce que les concurrents soient mélangés le plus possible entre les différentes manches.
- Lors des compétitions locales où le comptage informatique des tours n’est pas utilisé, chaque concurrent garde le même numéro de plaque sur son modèle pendant toutes les manches qualificatives. Les mixages des manches qualificatives (s'il y a plus de 10 concurrents) sont établis à partir de ces numéros.
- Chaque manche qualificative comporte un minimum de 4 concurrents et un maximum de 10. S'il y a plus de 10 concurrents dans une classe, une deuxième manche qualificative d'une même série est constituée. Si possible, le maximum de concurrents est réuni dans chaque manche qualificative.
- Les manches qualificatives sont numérotées par ordre de déroulement pour toutes les classes.
- Les manches qualificatives courues lors d'une compétition mixte FSR-O et FSR-H sont numérotées par ordre de déroulement pour toutes les classes des deux catégories, hormis les finales.
- La composition des manches qualificatives doit être communiquée et affichée avant le début des épreuves.
- Les concurrents doivent consulter les numéros de manches qualificatives auxquelles ils sont amenés à participer.

5-2.2 Déroulement des manches qualificatives
- Chaque manche qualificative comporte trois phases successives et indépendantes :
- Temps de préparation: deux minutes.
- Temps de contrôle: 30 secondes.
- Temps de course: huit minutes.
- Pendant la course, les tours de chaque concurrent doivent être affichés sur un tableau de résultats. Un pointage et une information des pilotes peuvent être faits en cours de manche, au moins une fois à mi-course.
- Les résultats de chaque manche qualificative venant de se courir sont rapidement communiqués, afin que les concurrents sachent précisément leur position dans la compétition.

5-2.3 Classement à l’issue des manches qualificatives

Le classement à l’issue des manches qualificatives est établi à partir de la somme des résultats (tours accomplis, pénalités déduites) des trois meilleures manches de huit minutes, sur les quatre courues.
Les places au classement sont d’abord fixées par le nombre de tours. En cas d’égalité de nombre de tours, les concurrents sont départagés par leurs temps mis pour finir le dernier tour. Le concurrent ayant le temps le plus court est classé avant le concurrent ayant le temps le plus long.

5-3 Finales
Pour chaque classe, la finale se court en une manche.

5-3.1 Constitution des finales

- Les 10 concurrents figurant aux 10 meilleures places dans le classement établi à l’issue des manches qualificatives sont retenus pour la finale.
- Lors des finales, les places sur les aires de départ du ponton (Voir § 3-4) sont fixées par le classement à l'issue des manches qualificatives : le meilleur concurrent à la place 1, le deuxième à la place 2, … le dixième à la place 10.
- Les modèles en finale sont numérotés de 1 à 10 en fonction de leur classement à l’issue des manches qualificatives.

5-3.2 Déroulement des finales

- Chaque finale comporte trois phases successives indépendantes :
- Temps de préparation: deux minutes.
- Temps de contrôle: 30 secondes
- Temps de course: 12 minutes.
- Pendant la course, les tours de chaque concurrent doivent être affichés sur un tableau de résultats. Un pointage et une information des pilotes pourront être faits en cours de manche, au moins une fois à mi-course.

5-3.3 Classement à l’issue des finales
Le classement final s’établit comme suit:
- Le vainqueur de la finale est le concurrent qui a effectué le plus grand nombre de tours (après déduction des pénalités) durant le temps de course et mis le minimum de temps pour finir le dernier tour.
- Les places à l'issue de la finale sont d’abord fixées par le nombre de tours. En cas d’égalité, les concurrents sont départagés par le temps mis pour finir le dernier tour. Le concurrent ayant le temps le plus court est classé avant le concurrent ayant le temps le plus long.

Un classement général final est établi. Les finalistes sont classés suivant leurs résultats de la finale et les non finalistes sont classés selon leur classement à l'issue des trois meilleures manches qualificatives. Il se peut donc que le onzième ait un nombre de tours supérieur au dixième. Le onzième n’ayant pas été sélectionné pour la finale reste onzième au classement général.

5-4 Récupération des modèles
- Il n'y a pas de récupération des modèles en cours de manche.
- Tous les modèles arrêtés durant le temps de préparation, le temps de contrôle ou le temps de course, ne sont récupérés par l'organisation qu’une fois la course terminée, sauf circonstance très exceptionnelle ou jugée dangereuse par le Juge Arbitre Principal. Les modèles « épaves » récupérés sur l'eau sont rendus en fin de course à leurs propriétaires dans une zone préalablement définie (Voir § 3-6).
- Les concurrents peuvent récupérer leurs modèles uniquement en les pilotant au ralenti et en les reprenant devant leurs emplacements de pilotage au ponton respectifs, en cas de besoin (réglage, réparation….). Les modèles sont autorisés à reprendre la course sans gêner les autres concurrents et leur tour est compté.
- Les concurrents ne sont pas autorisés à récupérer leurs modèles "épaves" par leurs propres moyens, lors des manches qualificatives ou de la finale. Notamment, ils ne peuvent quitter leurs places sur le ponton ou la zone de pilotage afin de récupérer tout modèle ayant calé devant le ponton.
- Un modèle en panne de radiocommande n'est récupéré qu'en fin de manche qualificative ou de finale.

5-5 Contrôle du niveau sonore des modèles
Au minimum, trois mesures de niveau sonore sont prises pour chaque modèle dans une course dans les conditions suivantes :
- Il n'y a pas d'autre modèle à moins de 15 mètres du modèle contrôlé.
- La mesure doit se faire lorsque le modèle est sur la ligne de base (entre les bouées 1 et 6) et à au moins 15 mètres du microphone.
- Les mesures doivent se faire régulièrement durant toute la course.

5-6 Réclamations
- Toute réclamation doit être déposée dans les 30 minutes suivant la fin de la manche qualificative ou la finale posant problème.
- Si un concurrent a une suggestion ou une réclamation à formuler auprès du Jury, il doit l’exprimer par l’intermédiaire du représentant des concurrents (Voir § 2-4.6).
- En cas de réclamation d’un concurrent, le représentant des concurrents l'assiste lors de la réunion du Jury (Voir § 2).

5-7 Diffusion des résultats définitifs
- Le Juge Arbitre Principal inscrit les résultats définitifs sur les imprimés spéciaux cosignés par lui-même et par le représentant du club organisateur (Voir § 2-4.2). Seuls les résultats officiels, cosignées par le Juge Arbitre Principal et le représentant du club organisateur, sont pris en compte.
- Le Juge Arbitre Principal envoie un exemplaire des résultats définitifs au Directeur Sportif de la Commission Technique de la section Motonautisme (ou à toute personne en charge au sein de la Commission) de la Fédération de France de Modélisme Naval. Un second exemplaire est remis au club organisateur.


6 PROCÉDURES DE COURSE DES SERIES QUALIFICATIVES ET DES FINALES


6-1 Préparation au départ
Le Juge Arbitre Principal appelle uniquement le numéro de la série qualificative qui doit se préparer au prochain départ. Les concurrents devront avoir bien pris connaissance des numéros leur correspondant.
A l'appel au ponton par le Juge Arbitre Principal, les concurrents disposent de deux minutes pour se présenter. Passé ce délai, tout concurrent absent est considéré comme non partant. Un pilote en retard ne peut prétendre faire annuler un départ.
Chaque pilote doit avoir un mécanicien qui veillera, en particulier, au signalement des épaves.
Le démarrage des moteurs est interdit avant le signal de départ de la course.
Lors de l'appel nominatif des concurrents, une vérification des numéros de course de chaque modèle est effectuée.
Le temps de préparation ne peut être annulé, son début retardé ou sa durée modifiée sauf cause exceptionnelle (par exemple, problème technique concernant le parcours ou la sonorisation du site) soumise à la discrétion des juges.
Avant le début d'une manche qualificative ou de la finale, le Juge Arbitre doit s’assurer que les préposés au comptage des tours et au chronométrage sont en place et opérationnels.

6-2 Essais des radiocommandes
Avant le départ de la première manche qualificative et de la finale, un contrôle des radiocommandes est fait pour prévenir tout problème d'interférence. Tous les émetteurs et récepteurs sont allumés en même temps. Une fois confirmée l'absence d'interférence, il n'y a pas de recours possible par la suite.
En aucun cas, un retard important ne peut être accepté pour un problème de radiocommande incombant à un concurrent. Si le problème est mineur, il doit être vu pendant le temps de préparation. Tout dysfonctionnement important et non résolu dans les 2 minutes verra le concurrent interdit de départ.

6-3 Procédure de départ et de fin de manche par bande sonore
La procédure par bande sonore est utilisée pendant les manches qualificatives et les finales. Elle détaille les différentes phases des courses:
- Le départ du temps de préparation est matérialisé par un signal sonore et un commentaire.
- Un commentaire du compte à rebours du temps de préparation a lieu à 1’30, 1’15, 1’, 45’’, 30’’, 20’’, 15’’, 10’’, 7’’ puis toutes les secondes jusqu’à la fin du temps de préparation.
- La fin du temps de préparation et le début du temps de contrôle sont matérialisés par un signal sonore et un commentaire.
- Un commentaire du compte à rebours du temps de contrôle a lieu à 25’’ et à 20’’ avant la fin du temps de contrôle, puis toutes les secondes jusqu’au départ.
- Le départ de la course est matérialisé par un signal sonore.
- La fin de la course est matérialisée par un signal sonore.

La procédure de départ par horloge NAVIGA est rappelée en Annexe 2, page 30.

6-4 Procédure de course
- Une manche démarre quand le Juge Arbitre Principal le décide.
- Durant le temps de préparation, les moteurs sont mis en route et les modèles sont mis à l'eau. La mise à l’eau du modèle doit toujours être autorisée par le Juge de ponton sous peine de disqualification du concurrent de la manche qualificative ou la finale en cours.
- Les modèles peuvent être réglés pendant le temps de préparation, le concurrent devant garder sa position sur le ponton de départ.
- Durant le temps de contrôle, aucun modèle ne peut être mis à l'eau, sous peine de disqualification du concurrent de la manche en cours.
- La fin du temps de contrôle donne le départ du temps de course, quel que soit l'endroit où se trouvent les modèles sur le circuit. La course a officiellement débuté lorsque, à la fin du temps de contrôle, le premier modèle franchit la ligne de départ. Chaque concurrent doit franchir la ligne de départ à la fin du temps de contrôle.
- Les modèles qui franchissent la ligne de départ juste avant l’expiration du temps de contrôle, et donc avant le signal départ, sont pénalisés pour faux départ. Ils doivent refaire un tour avant de couper à nouveau la ligne de départ, afin d’effectuer un départ valide.
- Le Juge Arbitre Principal valide le départ de chaque modèle et l’annonce aux concurrents.
- Pendant le temps de course, les concurrents sont autorisés à mettre leur modèle à l'eau pour prendre le départ. Dans ce cas, les modèles doivent effectuer un tour puis franchir à nouveau la ligne de départ pour que les tours soient ensuite comptabilisés."
- Les modèles peuvent être réparés et ravitaillés durant la course suite à leur retour au ponton, sans prise en considération du temps d'arrêt. Dans le cas de l’utilisation du comptage informatique des tours, le tour détecté lors du franchissement de la boucle de détection effectué à la remise à l'eau du modèle n’est pas pris en compte et sera retranché du nombre de tours finaux. Les passages suivants seront validés.
- Durant la phase de pilotage, les concurrents doivent garder leur position sur le ponton de départ et ils ne sont pas autorisés à déplacer leurs émetteurs de leur position de départ pour toute la durée de la course. Durant le temps de course, les concurrents sont néanmoins autorisés à quitter leur position sur le ponton pour récupérer le modèle ou chercher du matériel.
- Au signal sonore de fin de manche qualificative ou de finale, les modèles finissent le tour commencé, et ce tour est compté. Après le signal de fin de course, le compteur de tours enregistre le temps mis par chaque modèle pour franchir la ligne d'arrivée. Ce temps est enregistré avec le nombre de tours.
- Une fois son dernier tour achevé, chaque modèle doit effectuer encore un tour à vitesse réduite pour rentrer à son propre emplacement au ponton, sans gêner la navigation des modèles encore en course.
- A la fin de chaque manche qualificative, les concurrents libèrent rapidement le ponton et laissent la place aux concurrents de la manche qualificative suivante.
- Si aucun concurrent de la manche qualificative en cours n’est parvenu à mettre son moteur en route et n’a pu mettre son modèle à l’eau à l’expiration du temps de préparation, la manche qualificative ou la finale est déclarée nulle et n'est pas recommencée.

6-5 Arrêt de course et nouveau départ

Une manche qualificative ou une finale peut être arrêtée par le Juge Arbitre Principal en raison de circonstances exceptionnelles. Toute manche ou finale interrompue est intégralement recourue sans prise en considération des tours effectués lors de la manche interrompue.
Les règles pour l’arrêt et la réédition d’une course sont les suivantes :
- Le Juge Arbitre Principal signale l’arrêt de la course en utilisant le signal sonore de fin de course.
- Les modèles sont sortis de l'eau et les moteurs arrêtés.
- Les réparations des modèles sont interdites, mais les ravitaillements en carburant sont autorisés. Tout concurrent (ou le mécanicien du concurrent) qui interviendrait sur son modèle pour effectuer une manœuvre autre qu’un ravitaillement en carburant se verrait disqualifié de la manche.
- Pendant l'interruption de course, les modèles "épaves" peuvent être récupérés mais ne seront pas autorisés à repartir lors de la réédition de la manche qualificative ou la finale.
- Après avoir résolu le problème, le Juge Arbitre Principal lance une nouvelle procédure de départ complète, incluant les temps de préparation et de contrôle, pour le temps de course intégral d’une manche qualificative ou d’une finale.

7. REGLES DE CONDUITE EN COURSE

Les règles de conduite en course se définissent comme permettant de garantir à tous les concurrents participant à la compétition des conditions permettant une course loyale et l’exécution d’un parcours en toute sécurité et sans accident.
Le Juge Arbitre imposera la stricte observance de ces règles. En aucun cas il ne peut se prévaloir d’une quelconque ignorance pour faire réduire les pénalités.

7-1 Règles de parcours
- La mise à l’eau du modèle doit toujours être autorisée par le Juge de ponton ou par toute personne assignée à cette fonction, sous peine de disqualification pour la manche en cours.
- Dès leur mise à l'eau, les modèles doivent emprunter le circuit sans gêner les autres modèles en course.
- Le circuit FSR-O est parcouru selon le sens horaire.
- Il est formellement interdit de parcourir le circuit en sens antihoraire. En cas d'infraction, la sanction minimale est l’annulation du tour en cours, mais la sanction peut aller jusqu’à l’avertissement avec plusieurs tours de pénalité. Si un concurrent devait, au cours de cette manœuvre, en percuter un autre, il serait immédiatement disqualifié de la manche et sans avertissement.
- Le retour au ponton en sens inverse du sens normal du parcours est formellement interdit et peut être sanctionné d'un avertissement.
- A la fin du temps de contrôle, les modèles ne peuvent dévier de leur trajectoire (en effectuant un zigzag, un changement de direction de plus de 45°, etc.) en vue de retarder leur franchissement de la ligne de départ, dès lors qu’ils ont franchi la bouée 6 durant le dernier tour avant le départ. Tout manquement est pénalisé d'un tour.

7-2 Règles de priorité

Les infractions aux règles de priorité sont sanctionnées par des tours de pénalité (Voir § 8).
- Un modèle naviguant dans un couloir a le droit de conserver ce couloir sans être gêné.
- Pendant la course, l’axe de course le plus proche du profil (corde) du parcours est prioritaire sur tous les autres.
- Le modèle sur la ligne de course, et situé à moins de 5 longueurs d'une bouée, est prioritaire.
- Les règles de priorité ci-dessus s’appliquent également lors des virages (Schéma 4, page 23, et schéma 5, page 23).


  Schéma 4 : virage correctement éffectué
Les modèles N° 1 et N°2 effectuent leur virage en gardant leurs couloirs, chacun laissant libre le couloir de l'autre.
  Schéma 5 : virages illégaux

Le modèle N°1 est dans le couloir prioritaire.
Les modèles N°2 et N°3 essaient de le dépasser de façon illégale.
- Le modèle N°2 coupe la route au N°1 et commet une infraction
- Le pilote N°3 essaie de dépasser le N°1 par l’intérieur (à droite) et doit s'écarter du circuit pour éviter la bouée. De ce fait, il coupe la route au N°1 et commet une infraction.

7-3 Règles de virage à gauche
- Un léger virage à gauche, par exemple pour dépasser un concurrent ou éviter un modèle épave, est autorisé.
- Hors évitement d'épave effectué en urgence, il est interdit de virer brusquement à gauche et tout virage à gauche de plus de 45 degrés constitue une infraction.
- L'auteur d'un virage à gauche mettant un autre modèle en danger est pénalisé d’un tour.
- L'auteur d'un virage à gauche mettant un autre modèle hors course est exclu de la manche concernée avec retour immédiat au ponton.

7-4 Règles de dépassement
Les dépassements sont autorisés en tout point du parcours à condition de respecter les règles de priorité (Voir § 7-2) et de virage à gauche (Voir § 7-3).
Les exemples suivants illustrent ces prescriptions :
- Durant la manœuvre de dépassement, le modèle dépassé ne doit pas changer sa trajectoire ou prendre celle du modèle dépassant. Les "queues de poisson", virages en "S" ou autres tactiques semblables, destinés à empêcher ou à gêner le dépassement par un autre modèle sont des manœuvres illégales envers le modèle dépassant.
- Le modèle dépassant ne doit pas gêner le modèle dépassé durant la manœuvre de dépassement. Notamment, le modèle dépassant ne peut reprendre sa trajectoire de course que lorsque trois longueurs de modèle le séparent du modèle dépassé (Schéma 6, page 24).

  Schéma 6 : dépassement correct
Le modèle N°2 effectue un dépassement réglementaire. Le pilote effectuant un dépassement maintient son modèle dans son couloir tant qu'il n'est pas à trois longueurs de bateau au minimum du modèle dépassé avant d’essayer de se rabattre sur le couloir intérieur. Il ne commet donc pas d’infraction.

Les dépassements peuvent être effectués par le côté gauche ou le côté droit du modèle dépassé, mais doivent se conformer aux règles précédentes (Schéma 7, page 24).

  Schéma 7 : dépassement légal
Le modèle N°1 quitte le couloir prioritaire en élargissant son virage.
Le modèle N°2 a le droit de le doubler en resserrant son virage et de prendre l'avantage de la priorité
.

- Il est interdit de forcer un modèle à passer à l'intérieur d'une bouée pour le dépasser (Schéma 8, page 24).

  Schéma 8 : dépassement illégal
Le modèle N°2 oblige le modèle N°1 à passer à l'intérieur du circuit pour éviter la collision avec la bouée.
Le pilote du modèle N°2 commet une infraction.


8 PENALITES

Pour être homologué, un tour doit être exécuté correctement et sans pénalité. Les tours peuvent être considérés comme corrects lorsque les pénalités ont été soit enregistrées soit exécutées.
Le Juge Arbitre Principal doit enregistrer la pénalité et le numéro de course du concurrent fautif.
Le concurrent doit être averti verbalement et visuellement par le Juge Arbitre Principal de la pénalité dont il fait l'objet.
Il n'y a pas de possibilité d'appel contre ces décisions.

Si un bateau est piloté en violation des règles de course ou de façon dangereuse, ces infractions sont constatées par le Juge Arbitre Principal. Les pénalités infligées seront les suivantes:
- Dans la plupart des cas, une infraction est sanctionnée par un avertissement ou un (ou deux) tours de pénalité.
- Si l’infraction est grave et met en péril des tiers (bateaux, concurrents, spectateurs...) ou constitue, selon l’arbitre, une violation flagrante des règlements, le contrevenant peut être disqualifié de la manche voire de la compétition. Le retour immédiat au ponton est impératif. En cas de disqualification, aucun tour n’est comptabilisé.

8-1 Pénalités de conduite en course
En cas de non respect des règles, de mise en danger des spectateurs ou des autres concurrents (par exemple : collision avec le ponton de départ) ou de comportement déloyal envers les autres concurrents, le Juge Arbitre Principal peut prononcer les pénalités suivantes :
- Le premier manquement aux règles de conduite en course, sans conséquence pour les autres modèles (pas d'arrêt provoqué) est sanctionné d’un avertissement (carton jaune).
- Le deuxième manquement aux règles de conduite en course, pour un incident plus sérieux ou pour avoir percuté un modèle arrêté est sanctionné d’un tour de pénalité (carton jaune avec mention "1").
- Le troisième manquement aux règles de conduite en course, pour un incident exceptionnellement sérieux ou pour avoir causé l'arrêt d'un concurrent, est sanctionné de deux tours de pénalité (carton jaune avec la mention "2").
- Le quatrième manquement aux règles de conduite en course ou pour un incident exceptionnellement irresponsable est sanctionné d’une disqualification (carton rouge) du concurrent. Le modèle doit être immédiatement sorti de l'eau.

8-2 Pénalité de comportement

Face à un concurrent qui manifestement aurait perdu le contrôle de lui-même, le Juge Arbitre Principal peut lui commander de revenir au ponton, le temps pour le concurrent de retrouver ses esprits et ensuite de repartir pour la fin de la manche.
Cette mesure est préventive et éducative. Elle prévient l’exclusion définitive de la manche ou de la finale. De ce fait, l’échelle des pénalités devient :
-1 - Un avertissement
-2 - Retour au ponton, arrêt du moteur et redémarrage
-3 - La disqualification de la manche, que ce soit durant les séries qualificatives ou pendant une finale.

Les concurrents ne doivent pas gêner les préposés au comptage des tours et au chronométrage sous peine de pénalité.

Les concurrents ne doivent pas polluer le terrain de compétition ainsi que les eaux par des pertes d’huile (de quelque origine qu’elles soient) sous peine de disqualification.

9 INFRACTIONS

Les règles suivantes sont impératives. Leur non respect constitue une infraction sanctionnée par des pénalités de tours, de manche ou par une disqualification.

9-1 Infractions de contrôle
- Si un modèle présente un comportement erratique, anormal ou indique de possibles problèmes de contrôle, le Juge Arbitre Principal doit aviser verbalement le concurrent que si le comportement anormal de son modèle persiste, il recevra l’ordre de rentrer au ponton et de quitter la course. Si après avertissements et après avoir eu l’occasion de sortir du parcours, le concurrent ne se conforme pas à l’ordre d’arrêt, il est exclu de toutes les manches suivantes et est crédité de zéro tour dans la manche considérée.
- Un concurrent qui possède une radiocommande ne fonctionnant pas parfaitement ou qui n’est pas maître des évolutions de son modèle doit sportivement s’arrêter pour ne pas gêner les autres concurrents. S’il ne s’arrête pas de lui-même, il peut être disqualifié.
- Le Juge Arbitre Principal peut pénaliser un concurrent qui gêne volontairement un autre concurrent ou qui pilote dangereusement pour la sécurité du public et des autres concurrents.

9-2 Infractions aux bouées

Les infractions aux bouées sont constatées par le Juge Arbitre dont la décision est sans appel.
- Toutes les bouées doivent être franchies en suivant le circuit. Les bouées peuvent être touchées par l'extérieur.
- Si une bouée est franchie par l'intérieur durant les temps de préparation, de contrôle et de course, le concurrent n'est pas autorisé à la reprendre.
- Durant les temps de préparation et de contrôle, toute bouée manquée est sanctionnée par un avertissement (carton jaune) signifié par le Juge.
- Durant les temps de préparation et de contrôle, le passage par le centre du parcours ou en raccourci entre les bouées 1-2-3 ou 4-5-6, même sans les toucher, est sanctionnée par un avertissement (carton jaune) signifié par le Juge.
- Durant le temps de course, toute bouée manquée invalide le tour concerné qui n'est donc pas compté.
- Durant le temps de course, le passage par le centre du parcours ou en raccourci entre les bouées 1-2-3 ou 4-5-6, même sans les toucher, invalide le tour concerné qui n'est donc pas compté et le concurrent est sanctionné d’un tour de pénalité.

9-3 Infractions aux modèles épaves
- En cas de percussion d’un modèle épave non annoncé par le Juge Arbitre Principal, le concurrent reçoit une pénalité d'un tour.
- En cas de percussion d’un modèle épave annoncé par le Juge Arbitre Principal, le concurrent reçoit une pénalité de trois tours.
- Dans le cas où, dans une même catégorie, un pilote percuterait deux fois dans la même journée de compétition un modèle épave, il est disqualifié de la compétition pour la classe concernée.

9-4 Infractions au sonomètre
- Tout concurrent doit être immédiatement prévenu par le Juge Arbitre Principal que le niveau sonore émis par son modèle dépasse 80 dBA. De lui-même et sportivement, le concurrent doit alors s’arrêter et remédier à l’anomalie.
- Si une deuxième mesure dépasse le niveau sonore autorisé, le concurrent reçoit un avertissement
- Si une troisième mesure dépasse encore le niveau de bruit autorisé, le concurrent est immédiatement disqualifié pour la manche en cours.

10 ATTRIBUTION DES TITRES NATIONAUX


Les titres de Champion de France et de vainqueur de la Coupe de France sont attribués selon l'une des façons suivantes :
- S’il y a moins de 11 concurrents inscrits à la compétition, à celui qui a réussi le meilleur classement à l'issue des manches qualificatives (Voir § 5-2.3).
- S’il y a 11 concurrents ou plus inscrits à la compétition, au vainqueur de la finale de la classe si elle a eu lieu. Si la finale n'a pas pu avoir lieu, à celui qui a réussi le meilleur classement à l'issue des manches qualificatives (Voir § 5-3.3).
Le titre de Champion de France junior est attribué au détenteur d'une licence junior qui apparaît le mieux placé dans le classement, et ce quelle que soit sa place au classement général.
Pour chaque classe FSR-O, le titre de Champion de France senior n’est attribué avec médaille et diplôme que si au moins cinq concurrents seniors sont engagés dans la compétition. Dans le cas contraire, seules des médailles souvenirs sont attribuées.
Pour chacune des classes FSR-O 3.5, FSR-O 7.5 et FSR-O 15, le titre de Champion de France junior n’est attribué avec médaille et diplôme que si au moins trois concurrents juniors sont engagés dans la compétition. Dans le cas contraire, seules des médailles souvenirs sont attribuées.

11 TROPHEE DE FRANCE FSR-O

11-1 Généralités
Le Trophée de France a été créé dans le but de récompenser les performances sportives annuelles réalisées par les concurrents. Pour chaque classe FSR-O, un classement national est établi, basé sur l'attribution de points selon le classement des concurrents aux compétitions locales, nationales (championnat et coupe de France) et internationales (réalisés en France) de l’année en cours.

11-2 Attribution des points lors d’une compétition locale
Pour bénéficier de points comptant pour le Trophée de France, tout concurrent doit avoir réalisé au moins un tour valide durant l'ensemble de la compétition.
Seules les compétitions comportant l'intitulé "Trophée de France" compteront pour le Trophée de France.
Les résultats des compétitions locales sont convertis en points comptant pour le Trophée de France, selon l’un des modes suivants :
- La compétition compte de 4 à 10 concurrents inscrits et le classement final a été effectué selon le total des tours et des temps des trois meilleures manches qualificatives de huit minutes. Si le nombre de concurrents classés est N, le concurrent classé premier marque N + 2 points, le deuxième marque N points, le troisième N-1 points, et ainsi de suite jusqu’au dernier concurrent classé.
- La compétition compte plus de 10 concurrents inscrits, et le classement final a été effectué selon les résultats d’une finale. Le concurrent classé premier à l’issue de la finale marque 12 points, le deuxième 10, et ainsi de suite jusqu’au dernier de la finale qui en marque 2. Tous les concurrents classés au-delà de la dixième place à l'issue des manches qualificatives marquent un point.
- La compétition compte plus de 10 concurrents inscrits mais la finale n’ayant pas pu être courue, le classement final a été effectué selon le total des tours et des temps des trois meilleures manches qualificatives de huit minutes. Le concurrent classé premier marque 12 points, le deuxième 10, et ainsi de suite jusqu’au dixième qui en marque 2. Les concurrents classés suivants marquent un point.

11-3 Attribution des points obtenus lors d'une compétition nationale
Le mode d’attribution des points comptant pour le Trophée de France lors d’une compétition nationale (championnat et coupe de France) est le même que celui décrit pour les concours locaux mais les points acquis sont affectés d’un coefficient deux.

11-4 Attribution des points obtenus lors d'une compétition internationale
Le mode d’attribution des points comptant pour le Trophée de France lors d’une compétition internationale courue en France est le même que celui décrit pour les compétitions nationales.
Les concurrents étrangers sont préalablement retirés du classement pour l’attribution des points.

11-5 Classement au Trophée de France FSR-O
Le calcul pour le classement final du Trophée de France FSR-O est basé sur la somme:
- Des points acquis aux championnats de France (affectés de leur coefficient deux).
- Des points acquis à la coupe de France (affectés de leur coefficient deux).
- Du total des points des deux meilleurs résultats aux compétitions locales du Trophée de France.
Si une course internationale est courue en France, seules les deux meilleures courses parmi le championnat de France, la coupe de France et la course internationale sont prises en compte.
En cas d’ex aequo dans le classement final du Trophée de France, la place acquise au championnat de France est décisive.

12 SELECTION AUX CHAMPIONNATS DU MONDE NAVIGA FSR-O


Les championnats du monde NAVIGA ont lieu les années paires (année N). Les places disponibles sont au minimum de trois par classe FSR-O et leur nombre peut augmenter selon les résultats des concurrents sélectionnés aux championnats du Monde précédents.
La sélection s’effectue par l’addition des points comptant pour le Trophée de France obtenus lors des :
- Deux meilleures des trois compétitions nationales FSR-O suivantes : coupes de France des années N-2 et N-1, et championnat de France de l’année N-1 (affectées de leur coefficient deux)
- Deux meilleurs résultats au Trophée de France FSR-O de l’année N-1 (affectés de leur coefficient un).


ANNEXE 1 - FREQUENCES ATTRIBUEES AUX UTILISATEURS DE SYSTEMES DE RADIOCOMMANDE DE MODELES REDUITS.

 

 

ANNEXE 2 - PROCEDURE DE DEPART PAR HORLOGE - NAVIGA


La procédure de départ par horloge est la procédure de départ officielle de la NAVIGA. Elle a été officiellement remplacée par la procédure de départ par bande sonore dans le règlement FSR-O de la Fédération de France de Modélisme Naval. Elle peut être occasionnellement utilisée mais uniquement lors de compétitions locales.
L’horloge de départ diffuse les informations optiques et acoustiques permettant aux concurrents de préparer le départ de la course. Ses spécifications ont été établies dans l’intention d'informer le pilote et de l'aider à positionner son modèle dans le circuit lors de la procédure de départ.

A-2.1 Spécifications générales de l'horloge
A-2.1.1 Emplacement
L'horloge est installée sur des flotteurs ou dans une embarcation afin d'être positionnée sur le parcours de la course.
L'horloge doit être placée à l’intérieur du parcours, vers le centre de la ligne droite et de façon bien visible par tous les concurrents et les juges.
Elle peut éventuellement être disposée sur la berge ou en bout de ponton, mais doit rester bien visible des concurrents et des juges.

A-2.1.2 Spécifications de construction
L’horloge de départ doit répondre aux règles suivantes:
- Le diamètre du cadran de l’horloge doit être compris entre 80 et 100 cm.
- Le fond du cadran de l’horloge doit être blanc ou orange vif.
Sur cette base, trois options sont possibles :

A-2.1.2.1 Option N°1
Cette option comporte une horloge à cadran à simple graduation, une aiguille et un agencement de feux lumineux. Il s’agit du format officiel NAVIGA.

Schéma 9 : horloge de départ type NAVIGA - Option N°1

- Le segment du cadran correspondant aux cinq dernières secondes doit être d'une couleur différente de celle du fond du cadran.
- Le cadran de l’horloge doit faire apparaître les graduations noires suivantes: 30, 15, 7,5, 5, 4, 3, 2 et 1 secondes.
- L’aiguille doit être noire.
- L’aiguille doit faire un tour de cadran en 30 secondes avec une précision de 1 seconde. La variation maximale de la précision de l’aiguille entre le demi-tour supérieur et le demi-tour inférieur ne doit pas excéder une seconde.
- Les révolutions de l'aiguille seront continues depuis le début du temps de préparation jusqu’au départ de la course, soit une plage de temps de deux minutes et trente secondes.
- Quatre feux rouges fixes.
- Un ou deux feux blancs ou oranges fixes.
- Un feu fixe ou un feu à éclat, éventuellement couplé à un signal sonore. Il est vivement conseillé d’incorporer une lampe à éclat, actionnée par un dispositif de type micro rupteur et réglé de manière à correspondre précisément au point-mort haut de l’aiguille. Ce dispositif permet au juge chargé de donner le top de départ de concentrer son attention sur le comportement des modèles plutôt que sur l'aiguille du cadran et les modèles, un flash étant optiquement plus visible que la lumière d’un feu fixe.

A-2.1.2.2 Option N°2
Cette option comporte une horloge à double graduation et deux aiguilles.

Schéma 10 : horloge de départ - Option N°2

- Les deux aiguilles doivent être de couleurs distinctes.
- Une des deux aiguilles effectue un tour de cadran en 30 secondes.
- La seconde aiguille effectue un tour de cadran en trois minutes.
- Le segment du cadran correspondant aux 30 dernières secondes doit être d'une couleur différente de celle du fond du cadran.
- Le cadran de l’horloge représentant les 30 secondes doit faire apparaître les graduations noires suivantes : 30, 15, 7,5, 5, 4, 3, 2 et 1 secondes.
- Le cadran de l’horloge représentant les 3 minutes doit faire apparaître les graduations noires suivantes : 2 et 1,5 minutes.

A-2.1.2.3 Option N°3
Cette option est une combinaison des deux précédentes.
Elle comporte une horloge à double graduation, deux aiguilles et un agencement de feux lumineux. Les caractéristiques des cadrans et des aiguilles sont celles de l'option N°2, celles des feux sont celles de l'option N°1.

Schéma 11 : horloge de départ - Option N°3

A-2.2 Fonctionnement de l'horloge
Seul le fonctionnement de l'option N°1 est détaillé.
Toutes les indications lumineuses ou sonores pour le départ officiel doivent coïncider avec la position de l'aiguille.
- Au début du temps de préparation, seules les quatre lampes rouges sont allumées et l'aiguille commence sa révolution.
- Les lampes rouges s’éteignent l’une après l’autre toutes les 30 secondes, décomptant le temps de préparation.
- A la fin du temps de préparation, coïncidant avec l’extinction de la dernière lampe rouge, la lampe jaune s’allume indiquant le début des 30 secondes du temps de contrôle.
- A la fin des 30 secondes du temps de contrôle, la lampe jaune s'éteint et la lampe blanche s'allume (ou la lampe à éclat émet un flash) indiquant le début de la course. Ce signal optique peut être couplé à un signal sonore.
- Le début officiel de la course doit coïncider avec le point-mort haut de l’aiguille des secondes (position "12 heures").